ESS et développement local : expérience comparée de la région de la Nouvelle Aquitaine en France et le Burkina Faso

La filière Economie sociale et solidaire (MEGEES) de l’Unité de Formation et de Recherches en Sciences Economiques et de Gestion de l’Université Ouaga 2 a organisé avec la participation des étudiants de l’Institut Panafricain pour le Développement Afrique de l’Ouest et du Sahel (IPD-AOS), une conférence publique sur le thème « ESS et développement local : expérience comparée de la Région de la nouvelle Aquitaine en France et le Burkina Faso »

Cette conférence publique qui s’est tenue le 11 janvier dans l’enceinte de l’UFR/SEG a été animée par M. par M. Jacques LE PRIOL, Directeur de l’Economie sociale et solidaire de la région de la Nouvelle Aquitaine (France) sous la modération de Inoussa TRAORE, Enseignant d’Economie à l’Université Ouaga 2 et sous la Présidence de Dr Sylvestre Ouédraogo, responsable de la filière MEGEES et Directeur Régional de l’IPD/AOS.

Après une présentation rapide de la région de la nouvelle Aquitaine en France, le conférencier est revenu sur la définition de l’économie sociale et solidaire et son importance pour le développement local et national. A titre illustratif, on dénote plus de 200 000 Entreprises d’économie sociale et solidaire en France qui emploient un total de 2 392 000 personnes, ce qui représente 12% du nombre de salariés dans le privé, 10% dans le public et une masse salariale distribuée de 55 milliards d’euros.
La forme d’ESS dominante est la forme associative (82% des entreprises et 76% des emplois) suivi des coopératives, des mutuelles et enfin les fondations.
Pour le cas spécifique de la région de la Nouvelle Aquitaine, on dénote plus de 20 000 entreprises d’économie sociale et solidaire représentant 14,6% des emplois de la région.

M. Jacques le Priol a terminé sa présentation en formulant quelques recommandations pour une meilleure contribution du secteur ESS au développement territorial. Il s’agit entre autres :

  • Créer les conditions nécessaires à la création, au développement et à l’innovation pour les entreprises de l’ESS.
  • L’objectif quantitatif d’augmenter à la fois le nombre et la taille des entreprises de l’ESS se fera dans un souci d’équilibre territorial avec l’amplification possible des dispositifs existants à destination des territoires prioritaires et en favorisant les achats et pratiques responsables (mise en place de clauses dans les marchés publics notamment).
  • L’accès des entreprises de l’ESS aux autres dispositifs économiques sera également favorisé afin de démontrer le rôle économique de premier plan de ces acteurs.

    A la suite de la présentation, les échanges avec les étudiants ont été très intenses avec plusieurs interventions et contributions. Les contributions ont surtout porté sur l’expérience ESS du Burkina Faso que les étudiants ont partagé avec le conférencier avec le constat commun que le secteur n’est pas encore aussi bien documenté notamment sur le plan de données statistiques sur le nombre, le poids dans l’emploi etc. Les débats ont aussi porté sur l’importance du secteur informel au Burkina Faso, secteur qui regroupe aussi un grand nombre d’entreprises d’économie sociale. Certaines questions ont aussi porté sur la délimitation du secteur ESS et aussi les aspects règlementaires.
    Les étudiants ont très bien apprécié cette conférence et ont émis le souhait que de telles expériences puissent être répétées.

Inoussa TRAORE
Enseignant Chercheur.

Annonces

L’AUF, avec ses partenaires, lance un appel à candidatures pour le Label (...)

Le mois de l’ESS est destiné à mieux faire connaître les acteurs du secteur (...)

Focus

L’association Nabonswendé existe depuis une quinzaine d’années dans le village (...)

L’association WEND RAAB de Toéghin (commune rurale de la province du (...)