"Pour la dignité paysanne" de Déogratias Niyonkuru

En marge de la sortie de son livre intitulé ‘’Pour la dignité paysanne’’, l’auteur M. Déogratias NIYONKURU a animé une conférence débat le vendredi, 14 décembre 2018 à l’IPD-AOS sous le thème : ‘’Agriculture : l’Afrique doit se forger ses propres repères’’.

Au cours de la conférence, l’animateur M. Déogratias NIYONKURU, ingénieur agronome et spécialiste des questions de développement a présenté les grands axes de son livre ‘’Pour la dignité paysanne’’. Dans cet ouvrage, l’auteur plaide à la faveur des petits paysans africains. Il propose un modèle agricole basé sur la promotion de l’exploitation familiale intégré et des modes de financement qui sont essentiellement mobilisés en interne par les petits paysans.

M. Déogracias NIYONKURU fait un plaidoyer pour que se mette en place des politiques agricoles fortes en faveur de l’autonomie des agricultures familiales pour que cesse les importations massives de produits importés et, surtout qui puissent redonner de la dignité paysanne, renforcer des ressources humaines et ne pas travailler exclusivement sur des technologies et sur de l’argent. Pour l’auteur, il faut renforcer les capacités humaines, en aidant les paysans à reprendre le pouvoir par ce que c’est la majorité des peuples.

Dans son ouvrage, il montre que, les africains peuvent consommer les mets locaux du petit déjeuner au diner mais, le problème qui se pose c’est l’approvisionnement et le manque d’industries de transformation. Selon lui, cela s’explique par le fait que certaines zones agricoles sont enclavées et il y a aussi la pénurie d’électricité qui ne favorise pas la mise en place d’industries de transformation. M. Déogratias NIYONKURU, préconise alors, de développer ces deux volets pour permettre aux africains de consommer les mets africains et accroitre la vente des produits sur le continent africain. Ainsi, les revenus de la vente permettront aux paysans de vivre dignement.

Il montre également dans son ouvrage, que développer les chaines de valeurs ne suffit pas, il faut plutôt que le partage du prix des ventes soit équitable pour que les paysans aient des revenus décents pour vivre dignement. Hors, ce n’est pas le cas par ce que se sont les multinationales et les supers marchés étrangers qui se partagent le plus gros butin. Pour pallier à sa l’auteur suggère de développer des réseaux de vente inter pays.

Des débats qui ont été mené, il ressort que, le statut du paysan a connu des mutations au fil des années. Ainsi, il est passé de celui qui pratique l’agriculture familiale à celui de l’agro busines man et d’agri preneur. Aussi, la problématique du ‘’prêt à penser’’ a été évoqué. Faut-il appliqué sans remettre en cause les expériences qui ont été mené par l’occident ?

A la suite de la conférence débat, l’auteur a procédé à une séance de dédicace son livre. « Je félicite les paysans burkinabés, qui avec trois mois de pluies arrivent à nourrir la population et inventent des technologies ingénieuses pour pouvoir produire dans des conditions extrêmement difficiles », confie M. Déogratias NIYONKURU. Il termine en lançant un appel aux autorités, « j’invite l’état burkinabé et investir dans l’agriculture pour que les paysans puissent exister ».

SANA Safiatou
Assistante Technique PA-EESSA, pôle Ouaga

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