A Mayotte, les "mamans du sel" défendent leur pratique ancestrale

En ce début de saison des pluies, Ansufati Velou gratte le sol à l’aide d’une spatule en plastique. Le soleil cogne encore et cette "Mama Shingo" ("maman du sel" en shimaore) récolte le limon qui lui servira à fabriquer du sel, selon une technique ancestrale de Mayotte.

Lorsque la saison des pluies sera vraiment installée cet hiver, les 17 Mama Shingo de Bandrélé (sud-est) ne pourront plus répéter ces gestes. Elles devront se contenter de vendre le sel stocké durant les six derniers mois.

Le limon chargé de sel après les marées est stocké sous des bâches pour le protéger de la pluie, avant d’être déposé dans de grands bacs en tôle, dans lesquels les Mama Shingo versent de l’eau venant d’un puits. Le mélange est filtré, la terre est retenue et un liquide transparent est récolté dans des bassines en plastique. Le liquide est transvasé dans d’autres cuves, où il est chauffé au feu de bois, jusqu’à évaporation de l’eau, pour obtenir un sel d’une blancheur éclatante.

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